Bouddha incandescant


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Cette sculpture est une forme d’hommage à la résistance tibétaine face à la colonisation chinoise.

Elle aborde le thème de la représentation du visage de Bouddha: les toutes premières représentations de Bouddha auraient semble-t-il été réalisées par des sculpteurs grecs et témoignent d’un lien immémorial entre les cultures extrèmes-orientales et occidentales. Ce sourire intérieur est pour moi intimement lié au sourire de Kouros.  Il exprime le fait que malgré la souffrance que l’on peut subir, une personne peut néanmoins rester intègre par la pensée.  La résistance des moines tibétains pose en effet la question de la résistance non-violente face à la brutalité. On peut torturer, contraindre les corps, voler des terres, détruire des êtres, mais peut-être qu’il y a une chose qu’aucun dictateur ne peut soumettre: la pensée.  

De manière très étrange cette soufrrance de la chair que l’oppression chinoise inflige au moines tibétains rapproche le bouddhisme du christianisme, lequel est né d’une révolte contre l’oppression de l’empire romain et se place clairement sous le signe d’une résistance à la torture. Sous certains aspects, les religions peuvent parfois apparaitre comme une forme de révolte organisée contre une oppression, mais parfois aussi elles deviennent l’instrument d’une oppression. Rien n’est simple et le retour des religions nous interroge sur notre culture contemporaine. Quelle place laissons nous à la spiritualité dans notre monde moderne? Peut-il y avoir une spiritualité sans religion? Car dans le fond le Bouddhisme est une philosophie avant d’être une religion. Peut-être que  l’art reste le lieu ultime d’une spiritualité contemporaine? En tous cas ce que j’essaie d’exprimer au travers de cette sculpture c’est quelque chose qui ne concerne pas seulement la trivialité de une oppression ou d’une religion particulière. Ce qui irradie de ce Bouddha incandescent c’est peut-être une joie plus forte que toute douleur, l’incandescence de la pensée, le désir de vivre, l’aspiration à une élévation. En fait le mouvement qui anime cette sculpture est très organique, c’est tout simplement une plante qui pousse et s’élève, tout à la fois feu, pensée, humain et végétal .

 

Bronze, Fonderie de Portonville.
Patines, Pascal Lelay.
Photographies, Mustapha Azéroual.
Sculpture VINCENT.
Certaines de ces sculptures sont exposées actuellement Galerie Bréhéret à Paris